Médaille d’honneur pour acte de courage et de dévouement

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Médaille d’honneur pour acte de courage et de dévouement

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La Médaille d’honneur pour acte de courage et de dévouement est l’une des plus anciennes distinctions civiles françaises toujours décernées. Elle a été instituée le 28 juin 1816 par le roi Louis XVIII. Elle récompense toute personne qui, au péril de sa vie, se porte au secours d’une ou plusieurs personnes en danger de mort.

Chronologie historique : 
  • Sous Louis XIV : Les prémices de cette distinction apparaissent sous forme de gratifications royales et de médailles de tirage destinées à récompenser les premiers faits de sauvetage recensés. 
  • 28 juin 1816 (Louis XVIII) : L’attribution de la médaille est officiellement organisée et structurée. Au départ, il s’agit d’une récompense non portative (une médaille de table) comportant l’effigie du souverain. 
  • 2 mars 1820 : Une décision royale autorise spécifiquement le ministère de la Marine à décerner des médailles en or ou en argent pour les marins se signalant par leur dévouement lors de sauvetages en mer. 
  • 12 avril 1831 (Louis-Philippe Ier) : La médaille devient officiellement portative (suspendue à un ruban). 
  • 31 janvier 1833 : Le ministère de l’Intérieur obtient l’autorisation de décerner sa propre médaille pour les actes civils de sauvetage de la vie quotidienne. 
  • Décret de 1970 : Le pouvoir d’attribution de la médaille est déconcentré. Ce sont désormais les préfets de département qui l’attribuent par délégation
Évolution des échelons et critères
Historiquement liée au ministère de l’Intérieur, de la Marine (Défense) ou des Transports, cette distinction s’articule aujourd’hui autour de plusieurs échelons décernés selon la gravité du risque couru par le sauveteur (et non selon la réussite finale du sauvetage) : 
  1. Lettre de félicitations (premier acte)
  2. Mention honorable
  3. Médaille de Bronze
  4. Médaille d’Argent de 2ème classe
  5. Médaille d’Argent de 1ère classe
  6. Médaille de Vermeil
  7. Médaille d’Or (actes d’un courage exceptionnel)
La médaille est officiellement devenue portative avec un ruban l’époque de la Monarchie de Juillet le 12 avril 1831 sous le règne de Louis Philippe 1er. 
Avant cette date, elle n’était pas suspendue à un ruban : il s’agissait d’une médaille de table non portative que les bénéficiaires recevaient dans un écrin ou portaient parfois de manière artisanale. C’est l’ordonnance royale de 1831 qui fixe pour la première fois les règles de son port officiel sur la poitrine, suspendue à un ruban aux couleurs nationales.
Le design a subi des modifications avec les changements de régimes politiques.
– La Restauration (1815 – 1830) et la Monarchie de Juillet (1830 – 1848)
Aux origines, la médaille est intimement liée à la personne du Roi.
  • L’avers  : Il arbore le profil du souverain régnant (le roi Louis XVIII, puis Charles X, puis Louis-Philippe Ier).
  • Le revers  : Il comporte l’inscription de l’autorité de tutelle (par exemple « Ministère de la Marine ») entourant un espace vierge appelé cartouche, où sont gravés à la main le nom du sauveteur et l’année de l’action.
  • L’attache (Bélière) : À partir de 1831, lorsque la médaille peut enfin être portée, l’attache supérieure prend la forme d’une couronne royale qui relie la médaille au ruban.
– Le Second Empire (1852 – 1870)
Avec l’arrivée de Napoléon III, les symboles impériaux remplacent les attributs royaux.
  • L’avers : Le buste de profil de l’empereur Napoléon III remplace les anciens rois.
  • L’attache (Bélière) : La couronne royale est logiquement remplacée par une couronne impériale sommée d’une croix et de petits aigles napoléoniens.
– La Troisième République (1870 – 1940)
C’est la rupture graphique la plus importante. Les visuels s’émancipent des visages des dirigeants pour incarner des valeurs républicaines et intemporelles. Deux modèles majeurs coexistent, créés par de grands graveurs :
1. Le modèle de l’Intérieur (Gravure de Marie-Alexandre Coudray)
Ce design magnifique est toujours celui utilisé aujourd’hui pour le ministère de l’Intérieur !
  • L’avers : Une allégorie de la République (une femme debout) tenant dans ses mains des palmes et des couronnes de laurier. Elle est entourée de trois scènes de sauvetage très détaillées (représentant le sauvetage lors d’un incendie, lors d’une noyade, et face à un cheval emballé). Le mot « DÉVOUEMENT » surplombe la scène.
  • Le revers : Un cartouche rectangulaire pour inscrire le nom, entouré par la légende « République Française – Ministère de l’Intérieur ».
  • L’attache (Bélière) : Les couronnes monarchiques disparaissent au profit d’une bélière de feuilles de chêne.
2. Le modèle de la Marine (Gravure de Jean-Baptiste de Marey, instauré en 1897)
  • L’avers (Face) : Une tête de la République de profil coiffée du bonnet phrygien et couronnée de lauriers.
  • Le revers (Dos) : Le cartouche nominatif est ici soutenu par une ancre marine et une bouée de sauvetage entouré de la mention « Ministère de la Marine – Courage et Dévouement
– Le Régime de Vichy (1940 – 1944)
Sous l’Occupation, l’État français supprime les symboles républicains.
  • L’avers : Le profil de la République ou Marianne est effacé. On le remplace par la Francisque (la hache à deux tranchants, symbole du maréchal Pétain) ou par des profils neutres. La mention « République Française » est bannie au profit d’« État Français ».
– De l’après-guerre à nos jours (Quatrième et Cinquième République)
À la Libération, la France réinstaure immédiatement les symboles républicains. Le modèle dessiné par Coudray (la femme debout avec les trois scènes de sauvetage) s’impose définitivement comme le visage officiel de la médaille pour le ministère de l’Intérieur. Seule l’inscription au dos s’adapte parfois subtilement à la typographie moderne ou aux changements de noms des ministères.
Création 28/06/1816
Statut / Nature officielle · civile
Taille / Échelon ordonnance
Observations

Période actuelle

Variantes présentes dans la collection

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Grade / classe / échelon Médaille de bronze