Médaille du service national 1966-1970
Pays
NIGERIA
Médaille du service national 1966-1970
La “national service medal 1966-1970” est une décoration commémorative nigériane pour laquelle je n’ai pas été en capacité de trouver la date officielle de création. Selon les sources consultées qui varient, elle a été instituée en 1970, en 1975 ( date mentionnée dans un ouvrage édité à compte d’auteur en 2000 par Nicolas de Roffignac intitulé « ordres et médailles des pays d’Afrique à l’époque post-coloniale de 1960 à nos jours ») ou même en 1985. La date de 1975 qui revient le plus souvent semble la plus plausible.
Elle a été décernée aux forces militaires et paramilitaires gouvernementales qui ont participé à la guerre civile contre la province sécessionniste de la République du Biafra.
La médaille est en cuivre et mesure 35,5 mm. A l’avers figure une carte du Nigéria avec deux des principaux grands fleuves le Niger et la Bénoué qui forment le delta du Niger qui se jette dans le Golfe de Guinée, avec dans un anneau la dénomination de la décoration. Le revers représente aussi une carte du Nigéria avec le drapeau national et aux quatre points cardinaux les insignes de l’armée de terre (un aigle aux ailes déployées assis sur une étoile directrice à six faisceaux en haut), de la marine (une ancre flottante enlacée avec une corde à gauche), de l’armée de l’air (un aigle planant encadré d’une couronne et du drapeau national nigérian à droite) et de la police (un aigle aux ailes déployées et d’un éléphant en bas). Le ruban reprend les quatre couleurs qui symbolisent chacune des quatre forces.
Rappel historique sur la guerre dite du Biafra
Cette guerre civile s’est déroulée du 6 juillet 1967 au 15 janvier 1970. Elle a été déclenchée par la sécession de la région orientale du Nigeria, qui s’auto-proclame République du Biafra sous la direction du colonel Ojukwu. C’est la suite d’un conflit ethnique où le colonel, gouverneur militaire de la région de l’Est qui est musulman, refuse de reconnaître l’autorité du chef de l’état qui chrétien.
C’est une guerre particulièrement meurtrière et un des plus graves conflits de l’Afrique post-coloniale. Le blocus terrestre et maritime mis en place par l’armée gouvernementale provoque une famine sans précédent qui comptabilise, selon les chiffres, entre 1 à 2 millions de victimes. L’aggravation de cette famine et du génocide qui en découle provoque un élan humanitaire international.
Du point du vue militaire, les troupes gouvernementales repoussent les attaques du Biafra et reprennent progressivement le contrôle de la région en étouffant progressivement les poches de résistance ce qui conduit irrémédiablement à l’écrasement sanglant de la révolte.
