Médaille de la reconnaissance française
Pays
FRANCE
Médaille de la reconnaissance française
Créée par décret sous la présidence de Raymond Poincaré, elle récompense les personnes (civils ou militaires, français ou étrangers) ainsi que les collectivités ayant accompli des actes de dévouement exceptionnels dans l’intérêt public à l’occasion des deux guerres mondiales, sans que ces actions ne revêtent un caractère spécifiquement militaire.
Cette décoration n’est plus attribuée aujourd’hui (les propositions ont été closes après la Seconde Guerre mondiale). Elle est considérée comme une distinction rare et prestigieuse, décernée à seulement 15 000 titulaires environ.
Ont été récipiendaires :
- Les civils et résistants : Destinée initialement aux anciens prisonniers de guerre, otages, ou habitants des régions envahies ayant fait preuve de francophilie ou de courage face à l’ennemi. Elle a été largement attribuée après la guerre de 1939-1945 aux réseaux de Résistance civile.
- Les étrangers : Attribuée à des citoyens ou militaires alliés ayant aidé la France.
- Les collectivités : Quelques villes ont reçu cette médaille collectivement pour leur dévouement envers la Nation.
- En France : Annemasse, Thonon-les-Bains, Évian-les-Bains, Céret, Cerbère et Hochfelden.
- À l’étranger : Des villes en Suisse (Genève, Lausanne…), en Belgique (Mons…), au Luxembourg et en Norvège (Narvik)
- Bronze : Le premier échelon.
- Argent : Portait à l’origine une étoile en émail bleu sur le ruban.
- Vermeil : Le plus haut grade, identifiable par une rosette sur le ruban
Voici deux exemples d’attribution :
* Henriette Andréa Juliette DIVRY, infirmière domiciliée au Mans (Sarthe), décorée de la médaille de vermeil à titre posthume le 7 février 1924 : arrêtée pour refus de travail au service de l’ennemi et condamnée à plusieurs mois de prison. Après sa libération et sur un nouveau refus, cette jeune infirmière de 22 ans est emprisonnée à nouveau en mai 1915 et meurt en prison le 6 octobre épuisée par les privations”.
* Daniel Joseph CLARIN, élève garde républicain peloton n° 6 à Grenoble (Isère), décoré de la médaille de bronze par décret du 11 septembre 1929 : “belle conduite en captivité. A fait preuve de courage en désarmant une sentinelle allemande qui frappait un prisonnier français; a été blessé à coups de baïonnette et de crosse de fusil”.
